Le secteur financier belge précurseur du paiement électronique

En Europe, le secteur financier belge a toujours été un précurseur dans le domaine des systèmes de paiement innovants. Non seulement S.W.I.F.T., Euroclear et Bank of New York Mellon, trois piliers de l’architecture de paiement internationale, ont installé leur siège ici, mais les banques belges ouvrent aussi la voie depuis des années dans le développement de produits qui orientent les consommateurs vers les paiements électroniques.

Le marché bancaire très compétitif en Belgique pousse les institutions financières à aller de l’avant et les stimule à développer des produits innovants. Comme nous l’avons évoqué précédemment, les banques belges peuvent se prévaloir jusqu’à ce jour de l’un des modèles de distribution les plus équilibrés en Europe, fait de brick (un vaste réseau d’agences) et de click (un modèle très élaboré de banque électronique). Voir également Qu’est-ce-qu’un-paysage-bancaire-diversifié ?

En effet, non seulement les banques belges figurent parmi les leaders européens en termes de nombre d’agences par millier d’habitants, mais elles évoluent aussi dans le peloton de tête européen pour l’infrastructure destinée aux paiements électroniques. De plus, les banques belges offrent ce modèle du ‘meilleur des deux mondes’ à leurs clients à un prix relativement bas.

Il reste pourtant de nombreux défis à relever pour les banques belges en matière de paiements électroniques. Par le passé, le secteur financier belge a été un pionnier dans le domaine. Ce rôle actif a notamment permis le lancement de Proton, le porte-monnaie électronique permettant d’effectuer de petits paiements sans nécessiter de code ou de signature. Proton a été lancé en 1995 et constitue l’un des exemples les plus connus d’innovation en matière de paiement électronique. De même, la structure Bancontact/MisterCash fournit un bel exemple d’innovation bancaire électronique, qui a conquis le monde à partir de la Belgique.

Le service de qualité supérieure ainsi offert au consommateur exige toutefois une innovation et des investissements permanents. Ces dernières années, ils ont probablement été insuffisants. Dès lors, le secteur financier belge risque de perdre du terrain face aux leaders en ce qui concerne le nombre de paiements par carte de débit ou le nombre d’achats en ligne. Des pays comme le Danemark et la Suède, mais aussi la France ou les Pays-Bas font beaucoup mieux dans les deux segments.